2) Les cellules souches ou la quête de Graal

Publié le par Mathildesto

Quarante ans après leur entrée sur la scène scientifique, les cellules souches*, dont les propriétés sont étonnantes, portent un espoir immense et exercent une réelle fascination.


Les cellules de l'espoir

Elles se définissent par deux propriétés : 
     - Tout d'abord, elles s'autorenouvellent c'est à dire qu'elles se multiplient à l'infini tout en restant indifférencié*.
     - Parallèlement, elles sont capable de donner naissance à plusieurs types de cellules différenciées (cellule de foie, de peau, de muscle, neurone...).




        La thérapie génique, qui consiste à remplacer des cellules lésées ou disparues par des cellules saines, s'appuie sur les caractériqtiques de ces cellules "miracles".
        Depuis longtemps, les greffes de cellules souches adultes de moelle osseuse, capables de reconstituer toutes les cellules sanguines, sont largement utilisées pour le traitement des maladies du sang. Les cellules souches adultes d'épiderme ont également fait la preuve de leur efficacité thérapeutique pour le traitement des grands brûlés (greffe de peau).
        Mais, grâce à de récentes découvertes, la thérapie cellulaire pourrait un jour être élargie à un grand nombre de maladies, dont beaucoup sont actuellement incurables : le diabète, les maladies neuromusculaires, ou encore des maladies neurodégénératives (maladie de Parkinson et maladie d'Alzheimer).


Les cellules souches embryonaires

        En 1981, des chercheurs parvinrent à produire à partir d'embryons de souris  des lignées de cellules souches embryonnaires pluripotentes*, c'est-à-dire capables de se métarmorphoser en presque tous les tissus de l'organisme. Ces cellules, appelées << cellules ES >>, révèlent  des propriétés remarquables : elles ont des capacités illimitées de renouvellement et conservent leur pluripotence aprés plusieurs semaines de culture. Lorsqu'elles sont cultivées dans des conditions contrôlées, elles s'avèrent capables de produire toutes sortes de tissus spécialisés dans une fonction qui peuvent être ensuite greffés pour traiter des maladies nécessitant la régénération d'un tissu déficient ou lésé.
        Ces cellules ont permis la production de souris trangéniques pour des études sur la fonction et la régulation des gènes et pour la création de modèles de pathologies humaines.
        C'est en 1998 que des chercheurs réussissent pour la première fois à cultiver des cellules souches embryonnaires pluripotentes humaines. L'expérience acquise avec la souris s'appliqua avec profit à l'homme. La mise à disposition de ces cellules souches présente un intérêt considérable, car, outre leur apport fondamental à l'étude de la genèse de l'embryon humain, elles constituent des sources potentiellement illimitées des cellules différenciées (cellule de mucle, cellules sanguines, neurones...), utilisables pour des thérapies cellulaires. Il existe actuellement une soixantaine de lignées de cellules embryonaires humaines dans le monde.
        A la fin de l'année 2007, deux équipes ont anoncé avoir obtenu des cellules souches pluripotentes à partir de cellules souches adultesde peau humaines. L'introduction dans ces cellules de quatre gènes différents a conduit à leur re-programmation et à leur transformation en cellules ayant  les mêmes propriétés que les cellules souches embryonnaires. Cette avnacée est majeure, car la technique de re-programmation des cellules adultes en cellules souches ne pose pas les problèmes éthiques et pratiques liés à la création d'embryons par clonage. En recourant directement aux cellules du malade, cette technique, encore au stade expérimantal, élimine tout risque de rejet et ouvre des perspectives prometteuses pour la mise au point de thérapies cellulaires.
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