F. Un commerce alimentaire
«Il n'y a pas de raison que les animaux clonés et leur descendance présentent de nouveaux risques alimentaires par rapport aux animaux nés selon des procédés conventionnels.» C'est la principale conclusion du rapport préliminaire que l'Efsa (Agence européenne de sécurité des aliments) a rendu public vendredi.
La viande d'animaux clonés n'est permise actuellement dans aucun pays. Mais les experts font valoir que, si à l'avenir la consommation d'animaux clonés était autorisée, les bêtes présentant des anomalies dues à cette technique seraient de toute façon exclus de la chaînealimentaire.
Le pré-rapport ne constitue qu'une première réponse aux questions de la Commission européenne sur les risques de la consommation de viande ou de lait produits par des animaux clonés. Le rapport définitif ne devrait être rendu qu'en mai. Jusqu'au 25 février, scientifiques, professionnels, industriels ou ONG pourront ainsi étudier ce document et faire part de leurs commentaires. Cette démarche répond à la volonté de transparence et d'ouverture affichée par l'Efsa, dont certains avis sont parfois très critiqués.
Ce feu vert n'implique pas pour autant l'arrivée massive de steack de bœuf cloné sur les étals. Ce serait aujourd'hui un met réservé aux plus riches, un animal cloné coûtant à l'heure actuelle entre 7.000 et 14.000 euros. Les clones seront plus probablement utilisés comme reproducteurs d'élites. Un cheptel de vaches laitières très performantes pourrait être engendré par reproduction naturel entre plusieurs couples de bovins clonés présentant les caractéristiques idéales.