1) Reproduire un être à l’identique

Publié le par Mathildesto

Il existe plusieurs techniques pour produire des mammifères génétiquement identiques. Toutes tirent parti de la propriété de régénération de cellules, d'embryons ou de noyaux.


Des amphibiens aux mammifères

Le clonage des mammifères a représenté une aventure bien plus complexe que celui des amphibiens : sur le plan technique par exemple, les ovocytes sont mille fois moins grands chez les mammifères! Plusieurs expériences furent réussies : on parvint par exemple à produire des jumeaux par scission d'embryon ou à transférer des noyaux embryonnaires chez plusieurs espèces (ovins, bovins). Ces expériences démontrèrent la faisabilité du clonage chez des mammifères.


 
Le clonage par transfert de blastomères

L'une des méthodes de clonage s'appuie sur les propriétés de la première cellule embryonnaire et sur celles des cellules résuktant des premières divisions de l'oeuf. Aprés 3 divisions cellulaires, l'embryon est composé de huit celulles que l'on dit << totipotentes >> : elles ont chacune la capacité de se développer en un embryon complet. La technique consiste à séparer ces différentes cellules, à cultiver le temps que s'effectuent différentes divisions, avant de les transplanter dans l'utérus de mères receveuses. On obtient ainsi autant d'embryons que de cellules transplantées. Ces embryons sont des clones : ils possèdent tous le même patrimoine génétique car ils sont tous issus de la même cellule oeuf initiale, qui s'est ensuite divisée en huit cellules identiques.

Le clonage par scission d'un embryon

Une autre technique de clonage vise à imiter le processus naturel de formation des vrais jumeaux, qui résulte de la division fortuite de l'embryon au cours des premiers jours de son développement. Là encore, la méthode tire parti de la capacité de totipotence de l'embryon. La technique consiste à <<couper>> un embryon âgé de 5 à 6 jours (au stade morula) en deux parties égales, chacune ayant la capacité d'engendrer un nouvel organisme. Chaque demi-embryon, identique sur le plan génétique, est réimplanté dans l'utérus d'une femelle porteuse afin de poursuivre son développement.

Le clonage par transfert de noyau

Il nécessite le recours à deux cellules : une cellule << donneuse de noyau >> et une cellule réceptrice - un ovule non fécondé prélevé peu aprés l'ovulation. D'un côté, on dissocie les premières cellules (blastomères) d'un embryon obtenu par une reproduction sexuée, et on les met en culture quelques jours dans un milieu nutritif. De l'autre, on prélève sur un animal de la même espèce  des ovules non fécondés et l'on extrait leur noyau. Le transfert consiste à introduire le noyau de chacun des blastomères dans les différents ovules énucléés. Les noyaux seuls peuvent être injectés directement dans l'ovocyte énucléé, mais, plus fréquemment, on injecte les blastomères entiers. La fusion des deux cellules est provoquée par une stimulation électrique, qui, en mpême temps, déclenche le développement embryonnaire. Cette opération, répétée pour chacun des blastomères, conduit à autant d'embryons reconstitués. Ces derniers sont cultivés quelques jours in vitro jusqu'au stade blastula, puis transplantés dans l'utérus d'une femelle receveuse. Parce qu'ils sont issus de cellules possédant le même patrimoine génétique, les différents embryons reconstitués forment un clone.











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